
{"id":754,"date":"2018-09-22T17:24:03","date_gmt":"2018-09-22T15:24:03","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cegazelles.net\/?p=754"},"modified":"2018-09-22T17:25:30","modified_gmt":"2018-09-22T15:25:30","slug":"754-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cegazelles.net\/?p=754","title":{"rendered":"La femme forte"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-746 alignleft\" src=\"https:\/\/www.cegazelles.net\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Anbanengo.jpg\" alt=\"\" width=\"178\" height=\"259\" srcset=\"https:\/\/www.cegazelles.net\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Anbanengo.jpg 2037w, https:\/\/www.cegazelles.net\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Anbanengo-206x300.jpg 206w, https:\/\/www.cegazelles.net\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Anbanengo-768x1120.jpg 768w, https:\/\/www.cegazelles.net\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Anbanengo-412x600.jpg 412w, https:\/\/www.cegazelles.net\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/Anbanengo-185x270.jpg 185w\" sizes=\"auto, (max-width: 178px) 100vw, 178px\" \/>AMBANENGO MASAMUNA Anne-Gr\u00e2ce<\/p>\n<p><strong>6<sup>e<\/sup>Primaire (2015 \u2013 2016)<\/strong><\/p>\n<p>N\u00e9e \u00e0 BUKAVU le 28 octobre 2003,<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Elle s\u2019inspire de sa tante\u00a0: forte, serviable et g\u00e9n\u00e9reuse, avec beaucoup de personnalit\u00e9. Enseignante \u00e0 l\u2019Institut Sup\u00e9rieur des Techniques de l\u2019Information, journaliste \u00e0 la Radio T\u00e9l\u00e9 Nationale Congolaise.<\/em><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>La femme forte<\/strong><\/p>\n<p>Cette histoire parle de la personne qui a vraiment marqu\u00e9 ma vie. Cette personne s\u2019appelle Esp\u00e9rance Bayedila Bakanda. N\u00e9e \u00e0 Kinshasa, le 23 mars 1965, elle a fait ses \u00e9tudes primaires au Lyc\u00e9e Bosangani et secondaires au lyc\u00e9e Motema Mpiko. Elle avait une passion\u00a0: devenir professeure. En 1986, elle obtient son dipl\u00f4me d\u2019Etat, puis, int\u00e8gre l\u2019ISTI. Elle habitait sur l\u2019avenue Bakuandumu dans le quartier Yolo-Sud, commune de Kalamu. Elle avait une amie personnelle, ma m\u00e8re, Rosette Nzola Meso. Elles ont grandi ensemble. Parfois, elles revenaient de l\u2019\u00e9cole et allaient se r\u00e9fugier dans l\u2019une des familles. Chaque jour, ma m\u00e8re et elles s\u2019\u00e9changeaient des objets classiques. Parfois, ma m\u00e8re allait dormir chez elle, et elle chez ma m\u00e8re. Leur amiti\u00e9 est vraiment forte. Mais cette amiti\u00e9 a aussi connu beaucoup de probl\u00e8mes. Heureusement, elles ont \u00e9t\u00e9 assez fortes pour lutter. La chose qui m\u2019avait fait rire, c\u2019est que, cette femme faisait beaucoup de sections. Cette ann\u00e9e, elle fait la p\u00e9dagogie, l\u2019ann\u00e9e prochaine, elle va en scientifique, puis en biologie, en chimie. Mais elle \u00e9tait intelligente.<\/p>\n<p>En 1987, elle passe en G1. Elles se voyaient toujours avec ma m\u00e8re. Pendant qu\u2019elles \u00e9tudiaient, un homme avait charm\u00e9 sa vie. Il s\u2019appelait Robert Tshimungu. La famille de la femme lui disait d\u2019abord de terminer ses \u00e9tudes. Ma m\u00e8re lui disait aussi la m\u00eame chose. Mais elle ne faisait qu\u2019\u00e0 sa t\u00eate\u00a0: ils s\u2019aimaient. L\u2019amour de cette femme et de cet homme avait pos\u00e9 beaucoup de probl\u00e8mes familiaux.<\/p>\n<p>Les jours passaient rapidement et les deux amies grandissaient vite. Quand Esp\u00e9rance a termin\u00e9 son graduat, elle a continu\u00e9 ses \u00e9tudes. Un jour, parce que, sa vie \u00e9tait un conte de f\u00e9e, tout a bascul\u00e9. Les deux familles ne s\u2019entendaient plus. Quand elle a termin\u00e9 ses \u00e9tudes, ils ont organis\u00e9 une grande f\u00eate. Tout le monde \u00e9tait content. Elle \u00e9tait joyeuse.<\/p>\n<p>Ma m\u00e8re \u00e9tait contente pour elle et commen\u00e7ait \u00e0 l\u2019encourager. Et c\u2019est pour cela qu\u2019elle aime beaucoup ma m\u00e8re, une femme qui aime aider quand c\u2019est bien. Il y avait maintenant du temps libre pour qu\u2019elle puisse se marier. Le jour o\u00f9 son homme tant attendu \u00e9tait venu la demander en mariage, elle \u00e9tait vraiment contente. Le jour du mariage coutumier, c\u2019\u00e9tait une f\u00eate spectaculaire. Ils \u00e9taient heureux. Puis, ils se sont mari\u00e9s. Apr\u00e8s quelques temps, ils ont eu leur premi\u00e8re fille, Myriam Tshimungu. Ma m\u00e8re allait parfois chez elle pour l\u2019aider. Le soir, elle rentrait chez ses parents. Mais, elle restait parfois l\u00e0-bas pour la nuit.<\/p>\n<p>Ma m\u00e8re allait au march\u00e9, puis quand elle rentrait, elle effectuait quelques t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res comme laver la maison, arranger les chambres, enlever la poussi\u00e8re, vider la poubelle de l\u2019ext\u00e9rieur. Parfois, elle lavait le b\u00e9b\u00e9 et quand le b\u00e9b\u00e9 s\u2019\u00e9tait endormi, elles allaient pr\u00e9parer la nourriture. \u00a0Et le soir, elle rentrait chez elle.<\/p>\n<p>Quand Myriam a eu un mois, ma m\u00e8re restait avec elle. Les jours passaient, l\u2019enfant grandissait et sa m\u00e8re commen\u00e7ait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 travailler. Par contre, sa famille avait de tous petits probl\u00e8mes\u00a0; car sa fille avait \u00e0 peine quelques mois. Chaque samedi, ma m\u00e8re allait chez son amie et rentrait le dimanche. Quelques temps apr\u00e8s, elle a su qu\u2019elle attendait un autre enfant. Toutes les familles, de la femme et de l\u2019homme, \u00e9taient dans la joie. Ma m\u00e8re aussi. Et un jour, ma m\u00e8re avait demand\u00e9 deux jours de cong\u00e9 au service pour accompagner son amie au grand-march\u00e9 faire des achats.<\/p>\n<p>Elles ont achet\u00e9 le n\u00e9cessaire pour le b\u00e9b\u00e9 alors que l\u2019a\u00een\u00e9e \u00e9tait rest\u00e9e chez sa grand-m\u00e8re maternelle, \u00e0 Yolo-Sud. Elles ont lou\u00e9 un v\u00e9hicule pour rentrer pour charger tout cela et sont parties en direction de Lemba. L\u00e0, elles ont d\u00e9charg\u00e9 la voiture avec l\u2019aide de ma m\u00e8re et de son mari. Le lendemain, ma m\u00e8re a commenc\u00e9 \u00e0 pr\u00e9parer les affaires du b\u00e9b\u00e9.<\/p>\n<p>En 1992, l\u2019enfant est n\u00e9. On l\u2019a nomm\u00e9e Thesy. Apr\u00e8s quelques temps, elle attendait encore un autre enfant, le troisi\u00e8me. Ils l\u2019ont nomm\u00e9e Julia. Puis, elle eut Jordan, son avant-dernier enfant en 1997. Mais, il y avait encore une autre nouvelle. Ma m\u00e8re voulait se marier. Une grande f\u00eate \u00e9tait pr\u00e9vue. Tout le monde \u00e9tait en f\u00eate. Puis en 2001, ma tante eut sa toute derni\u00e8re fille, la cadette, nomm\u00e9e Sophia. Ils \u00e9taient heureux et vraiment heureux.<\/p>\n<p>Mais, quand tout \u00e7a se passait, en 1998, ma m\u00e8re avait eu ma grande-s\u0153ur Sarah. Puis, quand la cadette de ma tante avait trois ans, ma m\u00e8re \u00e9tait \u00e0 Bukavu, elle m\u2019a mise au monde en 2003. Avant que je ne sois n\u00e9e, ma tante \u00e9tait venue chez nous, \u00e0 Bukavu. Elle \u00e9tait l\u00e0 \u00e0 ma naissance. Puis, ma petite s\u0153ur \u00e9tait n\u00e9e en 2005. Ensuite, on est rentr\u00e9 \u00e0 Kinshasa.<\/p>\n<p>Un jour, ma tante \u00e9tait venue chez nous \u00e0 Kintambo avec son mari. On a mang\u00e9, rigol\u00e9. Son mari m\u2019avait demand\u00e9 de chanter l\u2019hymne national. Quand j\u2019ai fini, il m\u2019a promis que bient\u00f4t il allait m\u2019acheter un v\u00e9lo. Je lui avais dit merci. Mais ce r\u00eave, il ne va jamais le r\u00e9aliser. Le 2 f\u00e9vrier 2012, il est mort. Tous les enfants pleuraient. Maman \u00e9tait all\u00e9e consoler sa meilleure amie. Tout le monde avait mal.<\/p>\n<p>Puis, un jour ma tante avait dit qu\u2019on passe nos grandes vacances chez elle, pour se changer les id\u00e9es. Maman dormait avec elle. Elle \u00e9tait triste. Parfois, on allait la faire rire. Chaque matin, avec elle, on faisait du sport, on jouait. Puis, on se reposait pour ensuite se laver. On allait ensuite manger.<\/p>\n<p>Mais la chose qui nous faisait tr\u00e8s peur, c\u2019\u00e9tait leur chien. Il est vraiment tr\u00e8s gros. Il s\u2019appelle Bled. Mais la personne qui n\u2019avait pas peur de lui, c\u2019est mon cousin Jordan. C\u2019\u00e9tait toujours lui qui le sortait de sa cage, puis le rentrait au matin. J\u2019avais peur de Bled parce qu\u2019on m\u2019avait racont\u00e9 qu\u2019un jour, de grand matin, ma cousine Lolo s\u2019\u00e9tait r\u00e9veill\u00e9e. Elle ne savait pas que le chien \u00e9tait encore dehors. Elle avait ouvert la grille. Mais malheureusement, le chien l\u2019a suivie jusque dans la chambre des filles. Ce jour-l\u00e0, elle avait vraiment un choc et avait beaucoup pleur\u00e9. Voil\u00e0 pourquoi je n\u2019aime plus m\u2019approcher de ce chien.<\/p>\n<p>Mais mon petit fr\u00e8re aime beaucoup ce chien. Un jour, si je me rappelle bien, j\u2019avais de la fi\u00e8vre et toussais vraiment trop. Maman m\u2019avait demand\u00e9 d\u2019aller me laver pour que l\u2019on aille chez ma tante. Mon petit fr\u00e8re pleurait beaucoup parce que maman allait sortir avec moi et pas avec lui. Et maman a trouv\u00e9 une excuse. Elle a dit \u00e0 mon petit-fr\u00e8re qu\u2019on allait me piquer. Et comme il n\u2019aime pas la piq\u00fbre, il avait arr\u00eat\u00e9 de pleurer. Nous sommes all\u00e9es \u00e0 pieds. Pour ne pas avoir mal aux pieds, nous avons pris la route de Yolo-Sud.<\/p>\n<p>Quand nous \u00e9tions arriv\u00e9es \u00e0 Ezo, nous avons pris un transport, et nous sommes descendues au Petit Pont. L\u00e0-bas, il n\u2019y avait pas grand monde. Je me suis mise \u00e0 jouer avec le v\u00e9lo. Mais tellement que je n\u2019avais pas d\u2019\u00e9quilibre, j\u2019avais peur de tomber et de me casser. Mais les deux femmes qui \u00e9taient avec moi, c\u2019est-\u00e0-dire ma m\u00e8re et ma tante m\u2019ont encourag\u00e9e et j\u2019avais fait quelques minutes en train de p\u00e9daler mais pas assez bien.<\/p>\n<p>Pendant qu\u2019on jouait avec ses enfants, elle restait avec sa famille et ma m\u00e8re en train de causer. On organisait aussi des sorties. Mais, la chose qui m\u2019a plu chez elle\u00a0: elle avait pay\u00e9 ce que son mari m\u2019avait promis. Elle m\u2019a donn\u00e9 la meilleure formation\u00a0; elle a fait que je puisse \u00e9tudier aux Gazelles. Et c\u2019est pourquoi je la remercie beaucoup. De m\u2019avoir donn\u00e9 la meilleure formation du pays. Quand je suis entr\u00e9e aux Gazelles, elle me demandait si \u00e7a se passait comment en classe.<\/p>\n<p>Maintenant, je vais vous expliquer pourquoi je l\u2019appelle ma tante. Tout d\u2019abord, \u00e7a commence par la famille de maman. La petite s\u0153ur de maman a eu un enfant avec le cousin du mari de son amie, Esp\u00e9rance. Et vous savez bien qu\u2019un enfant peut unir beaucoup de personnes. Il se fait que nous sommes cousins par alliance. Bon, r\u00e9capitulons toutes ces choses. Je ne vous ai pas racont\u00e9 comment j\u2019ai connu ces enfants.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait un jour o\u00f9 maman devait sortir. Comme je voulais sortir avec elle, maman m\u2019a appel\u00e9e puis elle a appel\u00e9 ma grande-s\u0153ur pour qu\u2019on aille chez son amie. Quand nous sommes arriv\u00e9es \u00e0 Ngaba, nous avons trouv\u00e9 ses s\u0153urs. Puis sa deuxi\u00e8me fille \u00e9tait venue. Quand on regardait la t\u00e9l\u00e9, ma s\u0153ur et moi, on nous a appel\u00e9es pour aller \u00e0 Bandal. Arriv\u00e9e l\u00e0-bas, il y avait une grande f\u00eate. Puis, j\u2019ai fait la connaissance de mes cousins. Raconter tout \u00e7a, c\u2019est vraiment long. Voil\u00e0 pourquoi je dis simplement que ce sont mes cousins.<\/p>\n<p>Quand les vacances se terminaient, c\u2019\u00e9tait le retour \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Malgr\u00e9 tout cela, on \u00e9tait toujours en relation. Parfois, la cadette de ma tante venait me demander ce que j\u2019avais emmen\u00e9. Malgr\u00e9 tous ces probl\u00e8mes, on \u00e9tait toujours unis. Mais pendant les cours, quand on va l\u00e0-bas, c\u2019est pour une f\u00eate. Et en parlant de f\u00eate, je me souviens de quelque chose qui s\u2019\u00e9tait pass\u00e9 un jour. Elle avait appel\u00e9 maman pour lui annoncer une f\u00eate, ou je peux dire une r\u00e9ception chez eux \u00e0 Ngaba. Quand nous sommes tout pr\u00e8s, il n\u2019y avait pas de courant. Maman avait commenc\u00e9 \u00e0 nous stresser. Elle disait qu\u2019il n\u2019y avait pas f\u00eate et que l\u2019on devait rentrer \u00e0 la maison. Mais, je disais qu\u2019il y avait des gens, parce que je voyais des voitures au loin. S\u2019il y a beaucoup de voiture, \u00e7a veut dire qu\u2019il y a des gens. J\u2019ai dit \u00e0 maman qu\u2019il y avait des gens. Et puis, maman a enfin appel\u00e9 maman Ep\u00e9e, c\u2019est comme \u00e7a qu\u2019on l\u2019appelle. Elle nous a confirm\u00e9 qu\u2019il y avait bien f\u00eate.<\/p>\n<p>Mes fr\u00e8res \u00e9taient contents. Et moi aussi bien s\u00fbr. Nous avons march\u00e9 jusque chez elle. Quand nous sommes arriv\u00e9s \u00e0 la f\u00eate, il y avait beaucoup de gens. Nous quatre, c\u2019est-\u00e0-dire les enfants, sommes all\u00e9s au coin des enfants et les parents dans le coin des grandes personnes. Et \u00e0 minuit, elle a dit \u00e0 papa et maman que les filles restent passer la nuit. Ceux-ci avaient accept\u00e9. Mais on \u00e9tait toujours unis, on \u00e9tait toujours ensemble.<\/p>\n<p>Un jour pendant qu\u2019on \u00e9tait en vacances chez elles, elle m\u2019a montr\u00e9 une photo de la maison qu\u2019elle construisait. Elle paraissait inachev\u00e9e sur la photo. Je lui ai fait une observation\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Maman Ep\u00e9e, elle est belle, mais elle n\u2019est pas encore achev\u00e9e. Parce qu\u2019elle est vraiment sale<\/em>.\u00a0\u00bb. Elle m\u2019avait r\u00e9pondu\u00a0: \u00ab\u00a0<em>On ira la voir, tu verras, elle va te plaire.\u00a0<\/em>\u00bb. Et le 5 avril 2015, j\u2019ai vu la maison qui allait vraiment me plaire\u00a0; et c\u2019\u00e9tait vraiment une jolie maison. Nous y \u00e9tioins all\u00e9s pour son 50<sup>e<\/sup>anniversaire de naissance.<\/p>\n<p>La maison est situ\u00e9e sur l\u2019avenue Esp\u00e9rance \u00e0 Kinkole. Pendant cette f\u00eate, la famille Lepira \u00e9tait aussi l\u00e0. On a visit\u00e9 la maison. On a aussi vu Julia qui revenait de l\u2019Afrique du Sud. Quand il fallait mettre de la cr\u00e8me sur le g\u00e2teau, Lepira et moi \u00e9tions seulement l\u00e0 pour manger la cr\u00e8me et les pommes. Elle a souffl\u00e9 les bougies, on lui a dit de donner la premi\u00e8re part du g\u00e2teau \u00e0 son mari, d\u00e9j\u00e0 d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Et c\u2019est l\u00e0 que j\u2019avais eu mal au c\u0153ur. Quand on a fini de manger, on est all\u00e9 jouer \u00e0 la balle avec les Lepira. Le soir, nous sommes rentr\u00e9s chez nous.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me fois que j\u2019\u00e9tais partie l\u00e0-bas, c\u2019est quand sa premi\u00e8re fille avait eu sa Licence. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 ma tante que ma m\u00e8re travaille maintenant. Nous attendons la License de sa deuxi\u00e8me fille qui est au Campus. Elle fait l\u2019agronomie. Mais moi, je trouve que \u00e7a va tr\u00e8s bien passer. Parce qu\u2019on dit que toute histoire qui commence bien, finit bien. Ce qui m\u2019a pouss\u00e9 \u00e0 d\u00e9crire ma tante pour le concours Heidi KABANGU, c\u2019est le fait que je la connais vraiment bien, j\u2019ai voulu faire un petit r\u00e9sum\u00e9 sur elle.<\/p>\n<p>Parce qu\u2019elle a su gagner sa vie m\u00eame quand son mari n\u2019\u00e9tait plus l\u00e0. J\u2019esp\u00e8re que l\u00e0-haut, son mari se sent tr\u00e8s bien en voyant ce qu\u2019elle fait pour leurs enfants. Parce que d\u2019autres m\u00e8res, apr\u00e8s ce qui s\u2019est pass\u00e9, elles auraient laiss\u00e9 leurs enfants \u00e0 la rue. Mais elle, elle a su garder ses enfants. Et pour \u00e7a, je la f\u00e9licite. Parce qu\u2019elle a su g\u00e9rer sa famille m\u00eame dans les moments les plus difficiles.<\/p>\n<p>Elle a gard\u00e9 ses neveux pendant tr\u00e8s longtemps. Sa s\u0153ur \u00e9tait morte, mais elle les a aid\u00e9s \u00e0 avoir une vie convenable. Elle a fait voyager deux de ses ni\u00e8ces et un neveu pour l\u2019\u00e9tranger. M\u00eame si elle a cinq enfants, elle a su donner de l\u2019amour, de l\u2019affection et la formation \u00e0 ses neveux comme si c\u2019\u00e9tait leur propre m\u00e8re. Elle a aid\u00e9 sa famille \u00e0 surmonter les probl\u00e8mes. Elle a su elle-m\u00eame avoir une belle vie. Elle a une belle carri\u00e8re. Ses enfants sont d\u00e9j\u00e0 grands. Elle a fait \u00e0 ce que les trois fils de sa s\u0153ur aient tous un dipl\u00f4me d\u2019Etat et son fils est maintenant en 6<sup>e<\/sup>HP aux Gazelles. Et c\u2019est seulement par elle que je suis en 6<sup>e<\/sup>primaire. Sa fille cadette est maintenant en 3<sup>e<\/sup>HP aux Gazelles. Par elle seulement, j\u2019ai tout ce que j\u2019ai. Et c\u2019est par sa fille Julia que je connais Julia, ma meilleure amie.<\/p>\n<p>Attendez, je ne vous ai pas racont\u00e9 la fameuse et myst\u00e9rieuse histoire de ma rencontre avec Julia Mvemba Barros. C\u2019\u00e9tait comme \u00e7a\u00a0: j\u2019\u00e9tudiais encore \u00e0 St Rapha\u00ebl quand ma tante a eu l\u2019id\u00e9e de m\u2019inscrire aux Gazelles. Elle avait dit que j\u2019avais le moyen de r\u00e9ussir au test, parce que je comprenais toutes les mati\u00e8res de mon ancienne \u00e9cole. Elle a demand\u00e9 au directeur Musu de l\u2019\u00e9cole primaire aux Gazelles de me poser un test pour savoir si j\u2019avais le niveau de l\u2019\u00e9cole. Et j\u2019avais r\u00e9ussi \u00e0 ce test. Avant la rentr\u00e9e, maman \u00e9tait en train de me tresser quand elle m\u2019a demand\u00e9 de remercier sa meilleure amie.<\/p>\n<p>Et le jour de la rentr\u00e9e, Julia m\u2019a pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 la s\u0153ur de son amie qui s\u2019appelle Julia \u00e9galement. Ma cousine Julia avait dit qu\u2019elle esp\u00e9rait que nous serions de meilleures amies. Et ce qu\u2019elle avait dit \u00e9tait vrai. Mais je n\u2019\u00e9tais pas encore habitu\u00e9e avec elle. Quand elle m\u2019avait montr\u00e9 Julia, je me souviens, elle portait des baskets orange. Et l\u2019uniforme des Gazelles comme toujours.<\/p>\n<p>En troisi\u00e8me primaire, on ne se parlait m\u00eame pas. En quatri\u00e8me, on commen\u00e7ait \u00e0 se parler et en cinqui\u00e8me, on est devenues les meilleures amies du monde. Comme ma m\u00e8re et cette tante. Et c\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai compris que Julia ne mentait pas. Je me suis souvenu de ce qu\u2019elle m\u2019avait dit quand j\u2019\u00e9tais encore nouvelle aux Gazelles. Et je la remercie. Et c\u2019est pour cela que j\u2019ai \u00e9crit cette histoire.<\/p>\n<p>Et le jour de la journ\u00e9e culturelle, Julia Tshimungu \u00e9tait venue aux Gazelles. Quand je l\u2019avais vue, j\u2019\u00e9tais \u00e9mue. Elle \u00e9tait tr\u00e8s jolie. Elle a aussi vu Julia Mvemba Barros. On \u00e9tait contentes. Elle \u00e9tait aussi venue avec Anne-Sarah. Avec elles, je me sens bien, il y a mon cousin qui me taquine, moi qui ai une bonne formation. Je lui r\u00e9p\u00e8te encore, je remercie tout le monde de ce qu\u2019on a fait pour moi et pour toute ma famille.<\/p>\n<p>Kinshasa, Novembre 2015<\/p>\n<p>* * *<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>AMBANENGO MASAMUNA Anne-Gr\u00e2ce 6ePrimaire (2015 \u2013 2016) N\u00e9e \u00e0 BUKAVU le 28 octobre 2003, &nbsp; Elle s\u2019inspire de sa tante\u00a0: forte, serviable et g\u00e9n\u00e9reuse, avec beaucoup de personnalit\u00e9. Enseignante \u00e0 l\u2019Institut Sup\u00e9rieur des Techniques de l\u2019Information, journaliste \u00e0 la Radio&hellip;&nbsp;<a href=\"https:\/\/www.cegazelles.net\/?p=754\" class=\"more-link\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"url":"","client":"","location":"","start_date":"","end_date":"","footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-754","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-redaction"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cegazelles.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/754","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cegazelles.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cegazelles.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cegazelles.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cegazelles.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=754"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.cegazelles.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/754\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":756,"href":"https:\/\/www.cegazelles.net\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/754\/revisions\/756"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cegazelles.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=754"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cegazelles.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=754"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cegazelles.net\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=754"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}